POURQUOI PARLER DU PASSÉ ?

Quand un feu s’éteint, on ravive les cendres

Les Feux Follets au Manoir du Village des défricheurs de  Saint-Prosper avec ses soirées à la lueur du fanal.

(Photo Édition Beauce, 2009)

Une personne d’expérience disait que parler des personne décédées, c’est garder leur mémoire vive. Le présent est un peu le passé du futur.Naturellement, il va de soi que l’on ne devrait garder que le positif du passé, les mauvaises périodes servent de tremplin en vue de  s’améliorer. Quand s’arrête-t-on pour faire le point sur notre vécu? Bien sûr, le présent prime sur notre quotidien…

Il en est de même pour les événements d’une vie personnelle ou communautaire. Chaque saison de la vie comporte son lot d’ombre et de lumière. Aussi, l’histoire locale et régionale nous apprennent, entre autres, le dynamisme de nos prédécesseurs…et leurs erreurs à ne pas répéter.

Par exemple, jetons un clin d’œil sur l’histoire de Beauceville. Dans les  sujets suivants, quel est le positif et le négatif : la fièvre de l’or à Saint-François, l’implantation de L’Éclaireur à Beauceville,  métropole de la Beauce, les exploits du nageur Yvan Cliche, l’art religieux, la Société lyrique de la Nouvelle-Beauce, les Circuits patrimoniaux, le Parc de l’Île ronde, l’École internationale, la culture beaucevilloise.

Notre côté rebelle nous glisse-t-il à l’oreille : le passé, c’est le passé! Le contexte a changé, on ne ressuscite pas les morts, on a assez de misère à vivre, laissons le passé à sa place!!…Est-ce qu’avec de la bonne volonté, on ne pourrait pas recréer des formules gagnantes pour le bien-être individuel et collectif? Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide?

La relève doit s’inspirer du passé pour s’enrichir de l’expérience des générations antérieures qui ont emprunté, elles aussi, les rues, les routes de Beauceville, des débuts à aujourd’hui. Une simple visite au cimetière fait prendre conscience de l’urgence de faire de bons choix.

À bien y penser, sur plusieurs angles, le passé est garant de l’avenir.

Apprendre.

Lisons un sage, l’historien Honorius Provost (1909-1997) :

«J’ai tant accumulé de noms, de petits faits, de dates, de transactions, d’extraits de documents, etc. Et puisque j’avais recueilli ces notes, au prix de tant de recherches, n’aurait-il pas été frustrant de les laisser se perdre tout simplement, sous prétexte qu’on doit abandonner la poussière d’or pour se contenter des pépites plus substantielles? » (Extrait d’une conférence, 5 mai 1970)

 André Garant

Source: Dossier personnel