Gabriel Berberi (1871-1937)


Gabriel Berberi

Né le 15 mai 1871 à Beyrouth, en Syrie, d’origine arabe, Gabriel Berberi est le fils de Georges Berberi, manufacturier de fil de soie, et d’Hélène Fihani. Il est de religion grecque orthodoxe. Probablement en 1888, le jeune Berberi émigre clandestinement à New York. Gabriel se déplace vers Boston. En route vers la frontière canado-américaine…

Le 17 juin 1895, à Saint-Côme-de-Kennebec, en Beauce, il épouse Marie Boily (1876-1948), fille d’Ovide Boily et d’Adélaïde Simard. Les Boily sont originaires de Baie Saint-Paul. Gabriel et Marie seront les parents de six filles et huit garçons : Nazlée (1897-1918), Georges (1899-1931), Constantin (1901-1901), Michel (1902-1972), Jean-Charles (1904-1985), Noëlla (1906-2006), Arthur (1907-1974), Camille (1908-1964), Armand (1909-1980), Syllas (1911-2006), Alexandra (1913-1972), Berthe (1915-1916), Jeannine (1918-1980) et Georgette (1920-1998).

Famille Gabriel Berberi et Marie Boily

Gabriel Berberi occupera différents métiers : huissier de la Cour supérieure à Saint-Côme (1897-1901), Il vend des bibelots, médailles, chapelets et même de la terre de Jérusalem en petits sachets. Il travaillera pour Maurice Pollack (1885-1968). Touche-à-tout, vers 1909, Gabriel Berberi sera même propriétaire du magasin de Jos le boss Gagnon (1862-1942), à la Station de l’est de Saint-Georges-de-Beauce. Dès 1911, commerçant de bois, on le recense aussi marchand, toujours à Saint-Côme. En 1912, il vend son magasin général de Saint-Côme. Ensuite, en 1920, il devient propriétaire de la Cie de téléphone de Beauce, desservant Saint-Côme jusqu’à la frontière

Entre temps, de 1917 à 1923, suite à une faillite de la Cie de bière de James Knight Boswell, il devient propriétaire de l’Hôtel Berberi de Beauceville, au coin sud de la rue du Dépôt dite Station, soit la 107e rue, et de l’actuel Boulevard Renault. Cet arrondissement est recherché, car en 1908, le journal et l’imprimerie L’Éclaireur y voitent le jour. Souvenance du déluge de l’été 1917.

Hotel Berberi, Beauceville


En décembre 1923, Gustave Bouchard, frère d’Éva Maria Chapdelaine Bouchard, se porte acquéreur de l’Hôtel Berberi. En mars 1924, l’entreprenant Berberi acquiert la maison de Philias Bolduc à Joseph, sur la 2e avenue, près de la gare de Beauceville; cette demeure offre des chambres aux voyageurs du Quebec Central Railway. En avril 1925, revente de la maison de chambres à Dame veuve Rose-Délima Veilleux. De 1937 à 1939, un fils de Gabriel, Armand Berberi (1909-1980), époux d’Henriette Veilleux à Jean (1911-1993) opère une épicerie sur cette 2e avenue est.

Entre autres, au printemps 1922, à bord du navire SS Adriatic, Gabriel Berberi aura voyagé en Syrie. Quoi qu’il en soit, de 1930 à 1936, Gabriel Berberi se retrouve à nouveau hôtelier, à Sainte-Julie, en Montérégie.

 En 1936, Berberi achète l’Hôtel d’Alfred Lambert, à l’intersection nord de l’actuelle 107e  rue et du Boulevard Renault de l’est de Beauceville. Un incendie détruit cet hôtel, connu alors sous la raison sociale de Hôtellerie de Beau Rivage. Du décès de son père Gabriel en 1937 à l’incendie de l’hôtel en 1942, Syllas Berberi (1911-2006) exploite cet établissement. De 1942 à 1945, Syllas tient l’Hôtel National de Saint-Georges-de-Beauce. En 1948, Camille Berberi à Gabriel (1908-1964) et Florian Pomerleau (1907-1986) inaugurent l’Hôtel Arnold, à Jersey Mills, à Saint-Georges, en Beauce. On se rappelle de Noëlla Fada Berberi (1906-2006), épouse de Rosario Rioux (1896-1967) et en secondes noces de Léonce Roy (1906-1993).

      Hôtelllerie de Beau Rivage. Beauceville

Décédé le 29 juin 1937 à Québec, à L’Hôpital de l’Enfant-Jésus, Gabriel Berberi est inhumé le 2 juillet 1937, à Saint-Côme, en Beauce.

André Garant

Sources :

Marie Boily et Gabriel Berberi, En mots et en images (1871-1948), DVD de Sylvia Berberi et Réjean Giasson, 2006

Photos de Gabriel Berberi, site web de l’historien Jean Provencher :

http://jeanprovencher.com/2011/12/13/linterprete-gabriel-berberi

Circuit patrimonial de Beauceville, phase 1, Ville de Beauceville, 2004, textes d’André Garant

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