Marius Barbeau


Fils de Charles Barbeau et de Virginie Morency de Sainte-Marie-de-Beauce, Marius Barbeau (05-03-1883 Sainte-Marie/27-02-1969 Ottawa) est un des premiers ethnologues québécois. Au Canada, il est le fondateur des études professionnelles en folklore.

 En 1911, de retour de Londres et de Paris, le Musée national d’Ottawa l’engage comme anthropologue. Études sur le terrain de la vie autochtone.  Dès 1914, il ratisse le Québec et fait la cueillette de contes et chansons populaires. Son œuvre est colossale : 13 000 textes, 2000 artefacts, 6000 chansons, 600 articles, 400 contes, 50 volumes. Il travaille avec E.-Z. Massicotte, avec des artistes du groupe des Sept, Émily Carr, etc.

 Et comme l’affirme le Musée Marius-Barbeau de Saint-Joseph-de-Beauce :

« Le Musée Marius-Barbeau est fier de ce personnage d'importance historique nationale : anthropologue, ethnologue, spécialiste des cultures autochtones, linguiste, folkloriste et historien de l'art. Il a ouvert la voie à l'universalité ».  (…)

« … notre art moderne ne pourra se développer de façon originale si nos artistes, nos créateurs d'aujourd'hui ne connaissent pas leur folklore, leurs traditions.»  (Marius Barbeau)

 En 1969, la plus haute montagne de l’Arctique canadien est baptisée Barbeau Peak. Depuis 1985, une médaille Marius-Barbeau est décernée par l’Association canadienne pour les études de folklore. Le Beauceron Barbeau est un des plus illustres enquêteurs des coutumes amérindiennes en Alberta, sur la côte nord-ouest du Canada, à Notre-Dame-de-Lorette au Québec, entre autres. Selon le Dictionnaire pratique des auteurs québécois, le Fonds Barbeau est riche de 13 000 textes et variantes de chansons indiennes et françaises et plus de 3000 chants indiens en notation syllabique.

 Publié chez Beauchemin en 1937, son Romancero du Canada reste un classique. Il y compile cinquante chansons folkloriques annotées. Barbeau remet ainsi l’étude de la chanson folklorique à l’honneur.

 Le 17 septembre 1914, il épouse à l'église paroissiale Saint-François-d'Assise d'Ottawa, Ernestine Larocque à Alphonse. Ils sont les parents de Délia (conjointe en 1944 de Arthur Price) et Hélène Barbeau (épouse en 1942 de Marcel Rioux, professeur à l'Université de Montréal, et auteur). Obsèques à l'église paroissiale du Christ-Roi d'Ottawa. Inhumation au cimetière Notre-Dame d'Ottawa.

 Sources :


Madeleine Ferron, l’insoumise, section Courtepointe beauceronne, André Garant, Éditions Gabriel-Lajoie, 2009

Photo : Wikipedia

 

 


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