Félix Haerens d’Hérelle



Fils d’Augustine Josephe Worms-Mect, d’origine hollandaise, et d’un père canadien-français, Félix Haerens d’Hérelle (décédé en 1879), il naît à Paris le 28 avril 1873. De 1888 à 1891, il débute des études de médecine à Paris et à Leyde en Hollande.

De 1896 à juillet 1899, ce chimiste-bactériologiste-microbiologiste autodidacte s'installe à Saint-François-de-Beauce, dynamique et renommée localité beauceronne. Face à l'actuel Ministère des transports du Québec, sur les rives de la rivière Chaudière, il y fait ériger la Saint-François Co., une chocolaterie et une distillerie de whisky qui extraie l'alcool des surplus de sirop d'érable (à la demande d’un ami de son père, le ministre fédéral du Revenu, Henri-Gustave Joly de Lotbinière, 1829-1908, ex-premier ministre du Québec en 1878) … Saint-François-de-Beauce est alors renommée pour ses mines d’or et son vin Tarragone, entre autres.

Cette entreprise Haerens n’est nulle autre que le futur Manoir Chapdelaine, déménagé en 1938 au côté sud de

l’École Normale de Beauceville. De 1928 à 1938, Gustave Bouchard, frère d’Éva Maria Chapdelaine Bouchard, apparente muse du romancier français Louis Hémon, était propriétaire de cet établissement, devenu un hôtel estival.

Le 11 juillet 1893, il épouse Marie-Adèle de Caire (fille de l’ambassadeur de France à Istanbul), avec laquelle il aura deux filles dont Huberte, née à Saint-François-de-Beauce en 1898. Félix-Hubert Haerens d’Hérelle fait faillite en juillet 1899; avec sa mère et son frère, Daniel-Hubert (1876-1938), ils continuent, de 1899 à 1901, sur le chemin de Chambly à Longueil, la fabrication de chocolat, The Herelle’s Chocolate Works, alors la plus importante du genre au Canada. Ils sont propriétaires de huit lots à Longueil. Félix-Hubert réoriente sa carrière et vendit ses parts en mars 1900; vers la même année, il aurait poursuivi un certain temps sa médecine à l’Université de Montréal.

Bientôt, Félix deviendra, entre autres, collaborateur scientifique de l'Institut Pasteur  de Paris et de l'Institut du Radium. Ce véritable globe-trotter effectue des recherches partout dans le monde. De 1928 à 1932, il devient même professeur de protobiologie à l’Université Yale des États-Unis. Il publie aussi ses découvertes sur le bactériophage.

En 1948, il reçoit le prix Petit-d'Ormoy de l'Académie des sciences. Le 22 février 1949, il décède à Paris et est inhumé en Aube française, à Saint-Mards-en Othe.

Aujourd’hui, une avenue de Paris porte le nom d’Hérelle, une rue près de l’Institut Armand-Frappier de Laval se nomme d’Hérelle, à l’Université Laval la collection de bactériophages Félix-d’Hérelle, une maison d’hébergement pour sidéens à Montréal porte aussi son nom. Félix d’Hérelle reçut plusieurs doctorats universitaires honoris causa. Enfin, il rata de peu le prix Nobel. Son nom apparaît même au Dictionnaire Britannica et au Petit Robert 2. Sa compétence de savant est reconnue mondialement… cet investisseur séjourna sporadiquement pendant environ trois ans à Saint-François-de-Beauce, alors métropole de la Beauce québécoise!

André Garant, historien

Sources: Sites internets et dossier personnel.

 

 


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