Des Missionnaires natifs de Beauceville








Aurélien Angers (1894-1985) est le 8e des 9 enfants du notaire Philippe Angers (1858-1935) et de Clarita Genest (-1913). Il naît à Beauceville, le 8 janvier 1894.Il fait ses études au Collège du Sacré-Cœur de Beauceville et au Séminaire de Sherbrooke en 1905. De 1906 à 1913, il poursuit sa formation au Collège de Lévis.

En 1913, à Éverell, près de Québec, Aurélien fait son postulat chez les Pères Blancs d’Afrique. En 1915 : le noviciat à Boxtel, en Hollande. De 1916 à 1918, c’est le diaconat en Tunisie, à Carthage. Le 22 juin 1918, Aurélien Angers est ordonné. Enfin, le 21 septembre 1918, arrive le serment, la profession religieuse.

Le Père Angers est le second Beauceron  à devenir Père Blanc. De 1920 à 1971, il sera affecté au Tanganyika, de nos jours la Tanzanie, en Afrique de l’Est, en bordure de nl’Océan indien. Aurélien Angers vivra sa retraite à la Maison Lavigerie de Lennoxville.

Le 15 octobre 1985, le Beaucevillois Aurélien Angers décède à Sherbrooke.


Marguerite Angers (1889-1942), fille du notaire Philippe Angers (1858-1935) et de Claritadite Claire Genest (-1913), Elle naît à Saint-François-de-Beauce, le 12 mars 1889.Elle devient Sœur Sainte-Claire, Sœur Ursuline, en mission au Japon, dès 1936. En captivité pendant la Seconde guerre Mondiale, elle connaîtra le Père Dominique Doyon, natif de Beauceville.

Le 8 novembre 1942, elle décède en captivité au Japon. Cette Beaucevilloise est inhumée au cimetière catholique de Sendai, au Japon.


François Boucher est né à Saint-François-de-Beauce le 12 mars 1804. Il est le fils de Pierre Boucher et de Catherine Perras. (En 1839, son père se remarie à Marie-Anne Doyon à Charles).Il étudie à Nicolet et à Québec, et est ordonné prêtre à Saint-Boniface par Mgr Joseph-Norbert Provencher le 16 août 1829. En 1831, il est presque mort sur la plaine lorsqu’il perd son chemin pendant qu’il accompagne les chasseurs de bisons. Il retourne au Bas-Canada en 1833 et est nommé curé de l’Ange-Gardien-de-Montmorency.…et en même temps desservant des postes du roi, la Seigneurie de Mingan et Chicoutimi. En 1844, il devient curé de Saint-Ambroise, une desserte du village des Hurons, où il demeure jusqu’à sa mort.

 Il est décédé le 4 décembre 1880 à la Jeune-Lorette.

Archives de la Société historique de Saint-Boniface, Collection générale de la SHSB, SHSB 55

Notes sur la paroisse de St-François de la Beauce, Benjamin Demers, curé, 1891 (et réédition à Beauceville en 1981)

Référence: 

Les missionnaires à la Rivière-Rouge, 1818-1844

 Né le 2 juillet 1902 au rang Bord-de-l’eau ouest de Saint-François-de-Beauce, Dominique Doyon (1902-1991) est le fils de Joseph Doyon à Sigefroid (Sifroy) (1864-1943) et de Joséphine Poulin à Joseph dit Jos à Gros (1870-1917). Il est le dixième enfant d’une famille de dix-sept. Madeleine Doyon (1912-1978), une de ses sœurs, est une ethnologue renommée.

Le premier mai 1933, Dominique Doyon est ordonné prêtre dominicain à Ottawa. Son ministère se passe d’abord à Beauceville, ensuite en Abitibi. Le 10 octobre 1935, il devient vicaire au Japon : Koriyama, le 17 octobre 1936 à Kaméda et enfin curé à Ichinoséki de mai 1939 au 8 décembre 1941. La guerre est alors déclarée.

Le jour de l’assaut de Pearl Harbor, la police japonaise intercepte photos, livres et courrier…Ainsi, les étrangers étaient considérés comme des ennemis. Hommes, femmes, enfants, ministres protestants, missionnaires catholiques et professeurs de toutes nationalités, sont dirigés en garde à vue à un évêché catholique. À Sendai, les prisonniers prennent l’air une heure par jour. Les jeux aident à passer le temps : colin-maillard, sauts à la corde, bat-ball, À l’intérieur, on joue aux échecs et aux cartes. Les tours de magie, le jeu du roi de Perse, de la jambe de bois désennuient On organise même de petites pièces de théâtre, telles Le combat des taureaux espagnols. Une chorale de trente voix égaie les prisonniers.

Concernant la nourriture, la police japonaise confisque toutes les boites de conserve des étrangers. Sur cinq poules trouvées, deux seulement sont réservées à la soixantaine d’internés. En juin 1942, un premier bateau d’évacuation ramène des religieuses au Canada. Un deuxième navire devait ramener le reste des prisonniers en terre canadienne…il ne vint jamais! Entre temps, le 8 novembre 1942, une Ursuline décède au Japon : Sœur Sainte-Claire, Marguerite Angers (1889-1942), fille du notaire beaucevillois, Philippe Angers. C’est alors que le Père Dominique Doyon peut échanger avec une native de Saint-Joseph-de-Beauce, Mère Saint-Eustache, fille de Thomas Doyon.

Au début de la deuxième année d’internement, les Religieuses et quelques demoiselles anglaises sont séparées du groupe. Le  Père Doyon et ses compagnons d’infortune prennent la direction du camp d’Ourawa, aux environs de Tokyo. De petites quantités de riz soutiennent très peu. Les prisonniers comprennent des Franciscains canadiens, des Jésuites belges, des laïcs de toutes religions et de toutes nationalités.

Le froid devient intenable. On se réchauffe quelque peu en se regroupant au-dessus d’un maigre feu de charbon. On se terre sous les couvertures de lit. Mains nues pour célébrer la messe, les engelures ne tardent pas.

Quatre fois par jour, le tenko est cet appel de la police nipponne pour le décompte des prisonniers. Pas de retard sinon une punition suit!! La faim tenaille encore et encore. Le matin, une demie assiette de riz mal cuit, mêlé à de l’orge…les autres repas : des feuilles à moitié bouillies. La grosse faim! Certains internés fouillent les déchets. Comme l’eau claire est rare, le thé est de piètre qualité. Comme on rationne des boites de nourriture de la Croix Rouge, elles se gâtent souvent. Comme les marronniers étaient nombreux, on les épluche rapidement pour en fumer les feuilles…De plus, les punaises, les puces, les maringouins rendent le rare sommeil agité.

Les journées sont monotones. On espère même le bruit des canons, signe possible d’une fin de guerre? Bientôt les avions américains B-29 sillonnent le ciel du Japon. Cachés au sous-terrain, le Père Doyon et ses compagnons voient souvent la terre débouler dans leurs abris. Au sifflement des bombes, la peur tenaille. Véritable enfer, Tokyo, Yokohama brûlent. Parfois, le tonnerre, un tremblement de terre et des bombardements rendent  fous d’inquiétude!

La guerre se termine par la bombe atomique…heureusement loin du camp où Dominique Doyon se trouve. Peu après, des avions américains larguent du cacao, du sucre, de la viande et du linge. Après tant de privations, comment faire pour ne pas se rendre malades? Ventres collés aux reins, les rescapés des camps japonais ressemblent à des squelettes.

Maintenant âgé de 43 ans, Dominique Doyon, revient en liberté. Un bateau croiseur, en rade dans la baie de Tokyo, accueille le Beaucevillois et ses compagnons. Un délicieux souper leur est servi. Le lendemain matin, le navire-hôpital Le Benvenuto les reçoit et leur prodigue des soins. Le 8 septembre 1945, le Père Doyon quitte le Japon à bord du bateau américain l’Ozark.

Enfin, retiré en 1953 à la Maison dominicaine de Lewiston, Maine, féru d’histoire, le Père Dominique Doyon continue d’écrire ses souvenirs et de compiler sa petite histoire familiale et paroissiale. Le Journal L’Unité de Lewiston publie certaines de ses recherches : Les trois débâcles en Beauce en 1917La fabrication  de la potasse au Canada et spécialement à Saint-François-de-Beauce, Mémoires d’un prisonnier de guerre au Japon 1941-1945 (aussi publié en 1950 chez Fides). En 1978, à Beauceville, le Père Dominique publie  Histoire et généalogie de la famille Doyon, 256 pages. Il a aussi à son compte La famille Doyon, Édition de la Ferme O.P., 264 pages.

Dominique Doyon décède à Lewiston, Maine, le 23 juillet 1991. Ses funérailles sont célébrées le 17 juillet 1991, à St-Pierre et St-Paul, à Lewiston. Le Père Doyon est inhumé à Saint-Hyacinthe, au Québec.

Synthèse du texte original par André Garant

Sources :

Dominique Doyon, O.P., Journal l’Unité, volume 5 no 5, mai 1981 et volume 5 no 6, juin 1981, Lewiston, Maine

André Garant, Beauceville au temps jadis, partie historique de Saint-François-de-Beauce, je me souviens, 1835-1985, pages 315-322 : Dominique Doyon, Mémoires d’un prisonnier de guerre au Japon 1941-1945.

Né à Beauceville, Cyprien Fortin (1902-1987) fils de Charles Fortin et de Marie Jolicoeur il est un des fondateurs  des Missionnaires-du-Sacré-Cœur. Décédé le 1er février 1987, il repose dans le caveau des M.S.C., à Santiago, au Chili. Il avait été ordonné en 1927. 

Quant au Père Alfred Lambert M.S.C., natif de Saint-Joseph-de-Beauce,décédé le 12 août 1991, il est aussi inhumé à Santiago.

Fils de Walter Grenier et de Aliette Nolet (-2006), Martin Grenier poursuit ses études en agriculture, à l’Université Laval. Il fait alors un stage de volontariat en Zambie, en Afrique. Martin fait ses études théologiques à Londres. En 1995, Il sera ordonné Père Blanc. Il fait son noviciat à Fribourg, en Suisse.

De 1995 à 1998, il dessert la mission de Zambie, dans le diocèse de Mansa. En 1999, il accepte d'aller en Inde, à Bangalore, De plus, en 1999, Martin Grenier, dans une maison de formation pour futurs M.S.C. En 2010, il revient en Ouganda, en Afrique.                                                         

Guy Lacasse 
est le fils de Caïus Lacasse à Napoléon (1904-1957) et de Marie-Ange Thibodeau à Joseph (1907-1994). Ordonné en 1969, il joint l'équipe des Missions Étrangères, les Pères Blancs, en Argentine.


Pierrette Mathieu naît le 18 juin 1935 à Beauceville. Elle est la fille de Léontine dite Léa Quirion (1899-1976) et de Josaphat Mathieu (1885-1938). Elle devient Soeur Servante du Saint-Cœur-de-Marie et oeuvre en Argentine.


Claude Poulin (1931-2009) est né à Beauceville, le 30 janvier 1931. Il est le fils de Louis-Philippe Poulin à Augustin et de Madeleine Drouin à Joseph. En bas âge, sa famille déménage à Lac-Mégantic. Il fait ses études primaires au Collège des Frères du Sacré-Cœur de Lac-Mégantic, et ses études secondaires au séminaire de Sherbrooke, ainsi que les 2 années de philosophie.

À la fin de ses études, il choisit de se donner au Seigneur dans la Société des Pères Blancs d’Afrique. Il commence son noviciat à St-Martin de Laval au mois d’août 1952. L’année suivante, il est au scolasticat d’Eastview pour ses quatre années de théologie. Il prononce son serment missionnaire le 16 juin 1956. Il est ordonné prêtre le 1er février 1957 dans la chapelle du scolasticat par Mgr Lemieux, archevêque d’Ottawa.

À la fin de son scolasticat, le Père Poulin, après un congé en famille, part en Angleterre pour une préparation de trois mois à l’Afrique. À la fin de 1957, il arrive au Nyassaland, le Malawi actuel, où il est nommé. Il va d’abord à Rumphi, paroisse du nord, dans le futur diocèse de Mzuzu : il y est vicaire et apprend la langue. Il demeure à cet endroit presque trois ans, puis est nommé vicaire à Katete, une paroisse plus au sud, et après, à Kaseye, tout à fait au nord, où il devient curé au début de 1963. Il réussit bien dans ce travail, car il est bien doué pour animer des communautés.

En janvier 1964, il part en congé au Canada. Au début de 1965, il se sent prêt à retourner en Afrique. Après sa grande retraite à Villa Cavalleti, il arrive à nouveau dans le diocèse de Mzuzu et on le nomme vicaire à Nkhamenya, une paroisse tout à fait au sud du diocèse. L’année suivante, il en devient le curé jusqu’en 1968, pour redevenir vicaire en cette même année à Mzambazi, la paroisse la plus à l’ouest du diocèse. Tout ce travail et tous ces changements affectent notablement sa sensibilité et entraînent des difficultés de relation avec la population. Un petit accident d’automobile aggrave encore plus sa situation. Ses supérieurs et ses médecins lui conseillent alors de partir au Canada pour se faire soigner. Il part à la fin de 1969. Ce sera un retour définitif et la fin de son travail au Malawi.

Il est d’abord rattaché à la maison de Lennoxville. Le 1er septembre 1973, l’évêque de Saint-Hyacinthe le nomme vicaire à la paroisse Sainte-Thérèse de Cowansville. Il va accomplir ce ministère pendant presque dix ans. Il est nommé curé de la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Stanbridge, à la fin de 1982 et, deux ans plus tard, curé d’une paroisse plus importante, celle de Saint-Paul d’Abbotsford. En 1989, il subit une crise cardiaque.

De 1989 à 2003, il œuvre au Centre d’Accueil Rouville, à Marieville. Enfin, malade, Il prend résidence au Centre Jeanne-Mance, à Lac-Mégantic, une résidence pour personnes âgées. Le Père Poulin est décédé au même Centre Jeanne-Mance le 25 février 2009.

(Source : Lauréat Belley)

Fils d’Andréa Poulin (1915-1963) et de Noëlla Boucher (1912-1985), Gaétan Poulin a été ordonné en 1961. Il joint les rangs des Missions Étrangères dits Pères Blancs. Il sera affecté à l’Afrique du Sud. Né en 1934 Gaétan Poulin décède à Sherbrooke le 19 juin 2014. Il est inhumé à Beauceville.

Né à Beauceville  le 30 décembre1942, Gilles Quirion est le fils de Gualbert Quirin (1906-1982) et de Corinne Veilleux (1914-2002). En 1970, il est ordonné à Beauceville.

Il exerce son ministère à Saint-Joseph de Lauzon, à Saint-Pascal-de-Maizerets, à l'École Notre-Dame de la Trinité, à Saint-Georges. Pendant plus de douze ans, il est missionnaire au Paraguay, dans la paroisse Santa Maria.

Du 1er juillet 1998 au 30 juin 2001, il devient aumônier du Conseil des Chevaliers de Colomb, Conseil 10017. Il a aussi charge des deux paroisses de Beauport, La Nativité de Notre-Dame et Sainte-Gertrude. En plus, il aura charge des paroisses de Saint-Ignace-de-Loyola et de Notre-Dame de L'Espérance. 

De 1963 à 1999, neveu du Père Dominicain, Dominique Doyon, Rosaire dit Éloy Roy (1936-), fils d’Adélard Roy et de Gertrude Doyon (1896-1988), devient,  Prêtre des Missions Étrangères au Honduras, en Argentine et en Chine de 1963 à 1999.

Eloy Roy est le nom que Rosaire Roy a porté pendant ses 30 années de vie missionnaire en Amérique latine. C’est d’ailleurs l’un des noms qu’il a reçus au baptême, à la demande de sa tante, Mère St-Éloi, religieuse de Jésus-Marie, qui a passé une grande partie de sa vie au couvent de Beauceville.

 Né à Beauceville, le 7 octobre 1936, il est le fils d’Adélard  Roy  et de Gertrude Doyon. Adélard et Gertrude se marièrent à Beauceville le 21 septembre 1920 et de leur union sont nés dix enfants, dont Jean-Paul de St-Joseph, Georges-Henri, Thérèse et Cécile de Ste-Marie,  Emmanuel, Dominique et Gérard, de Beauceville.

 -        Gertrude Doyon (15-11-1896 / 08-12-1988) est l’aînée des dix-sept enfants  de Joseph Doyon à Sigefroid dit Sifroy, père de Dominique Doyon, Dominicain (1902-1991) et de la réputée ethnologue Madeleine Doyon (1912-1978). Joséphine, la mère de Gertrude, est la fille de Joseph Poulin à Joseph.

-         Adélard Roy (15-02-1890 / 24-08-1973), fils de Siméon Roy à Vincent et de Lumina Drouin à Narcisse.

 Il est de retour au pays depuis quelques années et demeure maintenant à Pont-Viau, Laval.


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