L'Éclaireur de Joseph-Télesphore et J.Édouard Fortin


Premier édifice de l'Éclaireur Ltée fondé en 1908



































                                                                      

         

 





Fils de Télesphore Fortin (1818-1901), premier notaire Fortin du Québec, et de Rose de Lima Bambridge (1813-1898), Joseph-Télesphore Fortin (1855-1936), naît à Baie-Saint-Paul le 30 janvier 1855 et décède à Beauceville le 1er janvier 1936. En 1879, à La Malbaie, il épouse Eugénie Chamberland-Hudon (1859-1933).Le couple Fortin- Chamberland Hudon sera les parents de: Édouard, François, Albertine, Gabrielle, Eugénie, Anonyme, Antoinette, Antoine, Irma, Lucien et Alphonse.

 

Télesphore Fortin
 

J...Édouard Fortin



Georges Bonin
 Eugénie Chamberland et son époux Joseph-Télesphore Fortin.      
(Source: Éclaireur-Progrès, nov. 1998, p. 5) 

Arrivé à Beauceville en septembre 1908, Joseph-Télesphore a déjà 53 ans. Avec son fils Edouard, il fonde, sur la rive Est, le journal et l’imprimerie l’Éclaireur localisés, de 1908 à 1969, au coin de l’actuelle 107e Rue et 9e Avenue à Beauceville. Cette imprimerie se relocalisera près du cimetière, au secteur ouest de Beauceville.

Le premier numéro du journal sort le 1er octobre 1908; l’abonnement annuel coûte un dollar. À cette époque, le créneau journalistique régional est libre de concurrence.  L’aîné du fondateur, l’avocat Joseph-Édouard Fortin (1884-1949), époux de Blanche  Carrier (1885-1949), sera, sous le pseudonyme Ste-Foy, le 1er rédacteur en chef de 1908 à 1937. Joseph-Édouard est sans conteste le cofondateur de L’Éclaireur avec son père.

Georges Bonin (1907-1963) est le cinquième des dix enfants de Louis-Joseph Bonin (1876-1956) et de Robéa Forget (1872-1972). Le 2 août 1907, Georges Bonin naît à Berthier. Le 8 octobre 1935, dans la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joliette, Georges épouse Thérèse Racette (1912-1995), fille d’Alfred Racette et de Lucie Goyette. Voici trois de leurs enfants : Nicole (1937-1947), née à Joliette et inhumée à Beauceville, Bertrand et Raymond. Aussi, frère de Georges, Jean-Marie Bonin (1899-1977) épouse une native de Beauceville, Gertrude Bolduc (1913-1997), fille de Philias Bolduc et d’Emma Roy.

Co-fondateur de l’imprimerie et du journal L’Éclaireur en 1908, J. Édouard Fortin (1884-1949) à J. Télesphore (1855-1936), est, de 1908 à 1937, le premier rédacteur en chef de L’Éclaireur. Georges Bonin aura été journaliste pendant dix-huit ans, dont douze, soit de 1937 à 1949, à titre de rédacteur en chef de L’Éclaireur. Les successeurs de Bonin seront, entre autres, François-Xavier Houde, diplômé de l’École des Sciences sociales de l’Université Laval et Roger Bolduc (1921-1985). Pendant plusieurs années l’actuelle 38e avenue, du secteur ouest de Beauceville, était connue sous le nom de rue Bonin.

Le 6 octobre 1963, suite à un accident de chasse, Georges Bonin décède à Roberval. Le 11 octobre suivant, il est inhumé à Berthier.

Au fil des ans, un natif de Beauceville, Michel Roy (1954-) à Henri et Jacques Légaré (1954-), résident de Beauceville, deviennent aussi rédacteurs en chef du journal L’Éclaireur-Progrès.

 

Fils de Télesphore Fortin (1818-1901), premier notaire Fortin du Québec, et de Rose de Lima Bambridge (1813-1898),Joseph-Télesphore Fortin (1855-1936), naît à Baie-Saint-Paul le 30 janvier 1855 et décède à Beauceville le 1er janvier 1936. En 1879, à La Malbaie, il épouse Eugénie Chamberland-Hudon (1859-1933). Le couple Fortin- Chamberland Hudon sera les parents de: Édouard, François, Albertine, Gabrielle, Eugénie, Anonyme, Antoinette, Antoine, Irma, Lucien et Alphonse.


De 1875 à 1930,  Beauceville est la métropole de la Beauce. Sans doute attirés par le dynamisme
  et la réputation de la première ville en Beauce en 1904, l’imprimerie et le journal L’Éclaireur s’installent à Beauceville en 1908. Il est bon de rappeler qu’en 1911, on recense 4938 habitants dans le grand Beauceville et 4102 à Saint-Georges. Le bien connu notaire-historien Philippe Angers (1858-1935) fera connaître la Beauce et vante les mérites de Beauceville auprès de la famille Fortin. Sans conteste, Angers est l’instigateur de la venue de cette imprimerie et de ce journal L’Éclaireur.

Arrivé à Beauceville en septembre 1908, Joseph-Télesphore a déjà 53 ans. Avec son fils Édouard, il fonde, sur la rive Est, le journal et l’imprimerie L’Éclaireur localisés, de 1908 à 1969, au coin de l’actuelle 107e  Rue et 9e Avenue à Beauceville, près de la gare et du 1er quartier industriel. Cette imprimerie se relocalisera près du cimetière, au secteur ouest de Beauceville.

L’année où le futur premier ministre du Canada Louis Saint-Laurent (1882-1973) épouse la Beaucevilloise Jeanne Renault (1886-1966), le premier numéro du journal sort le 1er octobre 1908; l’abonnement annuel coûte un dollar. À cette époque, le créneau journalistique régional est libre de concurrence. 

L’aîné du fondateur, l’avocat Joseph-Édouard Fortin (1884-1949), époux de Blanche Carrier (1885-1949), sera, sous le pseudonyme Ste-Foy, le 1er rédacteur en chef de 1908 à 1937. Joseph-Édouard est sans conteste le cofondateur de L’Éclaireur avec son père. Installé à Beauceville, Georges Bonin sera le 2e rédacteur en chef de1937 à 1949.

De 1934 à 1938, l’entreprise passe aux mains du Dr. Joseph-Henri Desrochers (1880-1959).  En mai 1938 à 1939, Henri-René Renault (1891-1952), président, Joseph-Odilon-Valérien Quirion (1896-1950) et Jean-Pierre Quirion (1905-1958) forment un nouveau conseil d’administration. De 1939 à 1946, J.O.V. et J.P. Quirion sont les propriétaires.



Dr. J-Henri Desrochers
 Henri-René Renault
 J.O.V. Quirion
 J. Pierre Quirion
 Réal Grégoire (1926-2012
Jean-Luc Quirion

 Yvon Roy ( L'Éclaireur)
 Pierre Péladeau ( Web)
 Pierre-Karl Péladeau (Web)

De 1946 à 1954, l’imprimerie sera administrée par le président J.‑Alphonse Fortin (1892-1968), fils de J.T. et les frères Quirion. À compter de 1954, l’imprimerie est sous contrôle de Beaucevillois, tels Jean-Pierre Rodrigue jusqu’en 1958, Réal Grégoire (1926-) de 1958 à 1984,  le notaire Jean-Luc Quirion (1926-1989), Jean Grégoire (1955-) et Jacques Grégoire (1957-).

De 1954 à 1970, le journal L’Éclaireur est cédé à Beauce Publications du gérant Vincent Rodrigue et du directeur Victor Rodrigue de Saint-Georges, propriétaires depuis 1951 du journal Le Progrès, fusionné avec L’Éclaireur en 1960 et en 1988 avec le Beauce Nouvelle fondé le 12 mars 1968 par Jean Barbeau (1918-1993). Au fil des ans, de 1970 à 1984, le journal L’Éclaireur-Progrès sera administré par Vincent Rodrigue, Yvon Roy (1971-1984), André Bolduc et Marcel Thibodeau.

Aussi, à partir de mars 1976, le journal ne sera plus imprimé sur les presses beaucevilloises. En juillet 1984, Quebecor se porte acquéreur de L’Éclaireur, le journal georgien (Yvon Roy, d.g.) et l’imprimerie beaucevilloise. 

Quant à lui, le journal Le Progrès est fondé à Saint-Georges en 1943 par le vétérinaire Georges-Henri Hébert, résidant de la 1re avenue. D’abord publié aux semaines, parfois aux deux semaines. Propriété de Beauce Publications depuis le  23 février 1952. Le premier numéro du nouveau L’Éclaireur-Progrès est publié le 19 janvier 1961.


Ouverte en août 1952, on se souvient de la fermeture le 17 août 1993 de l’entreprise Formules d’affaires Moore ltée à Beauceville. Cent cinquante personnes y exerçaient leurs métiers.  Le lundi 8 janvier 2007 marque la brusque fermeture de l’imprimerie l’Éclaireur de Beauceville : 155 pertes d’emplois de syndiqués de la Fédération des travailleurs et travailleuses du papier et de la forêt CSN. Quebecor World invoque alors l’amélioration de la productivité et le service à la clientèle. Le 30 septembre 2006, l’entreprise déclare un bénéfice net de 19,2 millions $US en baisse de 11,7 millions $US par rapport à l’année précédente. Selon Luc Lavoie de Quebecor World, il y a quatre ans, l’action cotait à 40$ et elle 
est à 13,50$ maintenant ; on consoliderait ainsi le réseau magazines et catalogues au Québec. 

Cette imprimerie beaucevilloise aura marqué le paysage socio-économique beauceron pendant 98 ans et 4 mois…un fleuron ! De 1908 à 1954 à Beauceville, le journal L’Éclaireur fêtait en 2008 son 100e anniversaire. À Beauceville, la maison de J.-Télesphore Fortin est située au secteur Est, au 610, 9e avenue.

En rappelant l’histoire de cette entreprise, il est bon de se souvenir de tous ces employés et employées qui y ont œuvré pendant des décennies. C’est aussi grâce à eux et à elles que Beauceville a gagné son titre de Ville de l’imprimerie.


PHOTOS                   http://sites.google.com/site/photosdupatrimoinebeauceville



Au fil des ans, des entreprises connexes naissent à Beauceville : L’Atelier La Griffe, Impressions de Beauce, Multi-Excel, Reliure Express, sans oublier Interglobe depuis 1986. Clin d’œil au journal Bonjour Beauce (1978-1980) de Roger Lessard. En 2005, Jean-Philippe Poulin met sur internet un journal quotidien, Édition Beauce.

Jetons un clin d’œil à certaines nouvelles des débuts du journal L’Éclaireur :

- En 1908, Joseph Jolicoeur et Napoléon Grondin de Saint-Victor ont tué un orignal de 450 lb à 15 arpents de l’église.

- 1909 : L’Hôtel Murtha de Saint-Georges met à la disposition de la population une auto    Comet  de la gare au village.  Quelle griserie! Grand sport à la mode…

- En 1909, le conseil municipal offre un paquet de cigarettes Murad  ou Dardanelle à la personne qui dévoilera le nom du propriétaire du cochon qui promène sa fénéantise dans le quartier no 3.

- Un cadavre passe au feu …quand les cierges brûlant près du corps mirent le feu aux tentures  (1910)

- Le diocèse de Beauce semble imminent, d’après le cardinal Bégin à son retour de Rome (1914)

- Étalon reproducteur de 4 ans…le prix du service : 6$ avec garantie dont 1$ comptant et la balance après sûreté (1915)

           
Né à Beauceville, Florian Fortin (1883-1956) est le fils du menuisier Joseph Fortin à Prudent et de Virginie Marquis à Joseph. En 1914, à Waterville, Maine, il épouse Corinne Marquis dite Nelley. Il s auront trois enfants: Marc, Jocelyne et Louis (médecin).

Florian Fortin est le grand-père du comédien Bernard Fortin (1957-) à Louis. De plus, la mère de Bernard Fortin est Françoise Fortin (1922-1988), fille du cofondateur de L'Éclaireur, J.-Édouard Fortin (1884-1949) et de Blanche Carrier (1885-1949).

En 1914, il est rédacteur du journal La Tribune de Sherbrooke et en octobre 1914, il y occupe le poste de directeur-gérant. En 1920, Florian Fortin  devient directeur du journal L'Événement de Québec, le plus vieux quotidien français du Canada. Toujours en 1920, de concert avec M. J.H. Fortier, il organise et fonde Le Nouvelliste de Trois-Rivières.  De retour à Sherbrooke en 1926, il reprend la direction de La Tribune. Il est le patron d’Alfred Desrochers. poète et père de Clémence Desrochers.

À Sherbrooke, il sera aussi président de la Chambre de Commerce, directeur de l'Association agricole des Cantons de l'Est et organisateur du Parti libéral de cette région. Propriétaire de l'Hôtel Continental à Sherbrooke (angle sud-ouest de Wellington Nord et King Ouest).

Il quitte Sherbrooke pour le poste de directeur de la publicité du Parti libéral à Ottawa. À sa retraite, il se porte acquéreur d'un petit hôtel à Lambton, dans Frontenac.

En 1970, la Ville de Sherbrooke baptise une rue (ouverte en 1971) du toponyme de rue Fortin.


Né en 1923 à Beauceville, du mariage d’Édouard Fortin et de Marie-Blanche Carrier, Marc Fortin, journaliste, a fait ses premières armes dans le domaine de la publicité et de l’édition, à Montréal, avec la compagnie des Publications Provinciales et à « La Revue Colombienne ». En 1945, il débute dans le journalisme hebdomadaire avec « L’Écho du Nord » de Saint-Jérôme. En 1947, il prend la direction de « L’Avenir du Nord, de la même ville. En 1954, il devient copropriétaire de ce même journal avec son oncle, J.Alphonse Fortin. À deux reprises, cet hebdomadaire de la Reine du Nord est choisi L’HEBDO de l’année aux concours annuels de l’Association des hebdomadaires de la Française au Canada. De 1961 à 1962, il devient président de. de l’Association des hebdomadaires de la langue Française au Canada.

En 1954, L’Imprimerie L’Éclaireur Ltée de Beauceville achète le journal et Marc Fortin accède à la présidence en 1971.



Clermont Veilleux est né à Beauceville le 9 mai 1909. Il est le fils de Johnny Veilleux, cultivateur et Angélina Loubier. Études au Collège des Frères Maristes. Il entre à l’Éclaireur de Beauceville à son retourde Nouvelle-Angleterre. Il apprend les rudiments des arts graphiques, précisément la typographie. Il devient chef typographe. En 1938, il annonce son désir de partir dans les Cantons de l'Est afin d’y retrouver son frère Gérard alors devenu propriétaire de La Parole de Drummondville.Il devient président du journal et vice-président de Drummond Business Forms, deux des industries les plus progressives des Cantons de l'Est, voire de la province tout entière.







Gérard Veilleux est né à Beauceville le 9 février 1908, il est le frère ainé de Clermont. Après quelques années d’études, il rentre à L’Éclaireur comme apprenti imprimeur. En janvier 1936, il se porte acquéreur de La Parole de Drummondville une entreprise alors vacillante. En l’espace de quelques années, l’imprimerie est remise sur pied pour commencer une ascension qui ne s’est jamais arrêtée. En cours de route, avec son frère Clermont venu le rejoindre, il entre dans les formules commerciales alors considérées comme l’apanage exclusif du capital anglo-saxon. C’est ainsi qu’est né, en 1949,  Drummond Business Forms ltée. « En 1958, l’industrie déménage de son petit local dans une usine fort moderne, considérée par les gens du métier comme un modèle du genre. Puis les fusions et acquisitions ont apporté des expertises complémentaires qui ont permis à l’usine de recevoir de nombreux témoignages pour ses performances.




Sources:

Archives de l'Éclaireur-Progrès

Institut Drouin

BMS 2000

Dossiers personnels: André Garant et Andrée Roy

Paulin Nappert

Biographies canadiennes-françaises

 

André Garant

Sources

Archives de l'Éclaireur-Progrès                          

Institut Drouin

BMS 2000

Dossier personnel

 

Signature de la première convention collective.
Paul-André Laflamme, Armand Rancourt, Pierre Quirion, gérant, Réal Grégoire




Eugénie Chamberland et son époux Joseph-Télesphore Fortin.      
(Source: Éclaireur-Progrès, nov. 1998, p. 5)