Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry


Photo: Musée national des beaux-arts du  Québec, 67.101


W.H, Chaussegros de Léry






































































En 1772, Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry (1721-1797) se porte acquéreur de la seigneurie Rigaud-Vaudreuil dite de Saint-François de Beauce, née avec la Nouvelle-Beauce en 1737.En 1763, ce dernier, fit enregistrer les armoiries de son père au Collège des Hérauts de Londres.

Au cours des années 1700, sous le règne du roi de France Louis XV le Bien-aimé ( 1710-1774) qui dû participer à de nombreuses guerres, soit : contre l’Autriche ( 1726-1743), la guerre de succession de la Pologne ( 1733-1735), la guerre de Sept Ans ( 1756-1763) et plusieurs autres, l’ingénieur Joseph-Gaspard De Léry fut convoqué par le roi afin de l’accompagner au cours d’une visite qu’il rendait à un régiment en difficulté. Il s’agissait d’une cavalerie entière immobilisée à un endroit où il manquait d’eau pour abreuver les chevaux et les cavaliers.

Rendus sur les lieux, Le Roi de dire à De Léry : «  Il faut que tu leur trouves de l’eau ».

Après avoir scruté l’horizon et les terres vers tous les points cardinaux, Joseph-Gaspard partit sur son cheval à destination d’un point qui lui semblait propice. De fait, il y trouva une source d’eau à grand débit. «  Mais, de se dire en lui-même, comment vais-je faire pour leur prouver que j’ai trouvé de l’eau » ? L’idée lui est venue d’en remplir une de ses bottes afin d’apporter une preuve tangible au Roi et à tout le monde de la cavalerie.

À son retour, Joseph-Gaspard, tout fier d’exhiber la preuve de sa trouvaille, fit boire le cheval du Roi à même sa botte remplie d’eau. Tous et chacun étaient heureux.

Après les félicitations et les remerciements d’usage, le roi Louis XV constatant comme il avait de grosses bottes et de gros pieds, laissa tomber cette phrase désormais historique :

« Tu chausses gros De Léry » !

Imaginez les rires et les répétitions de cette phrase envers Joseph-Gaspard. Le Roi aurait même ajouté : «  À l’avenir, nous t’appellerons «  Chaussegros ».

C’est donc là qu’a commencé le nom «  Chaussegros » accompagnant les noms des descendants de cette famille De Léry.

Joseph-Gaspard, qui était écuyer, fut décoré Chevalier de l’Ordre Militaire et Royal St-Louis.

Voici ce qu’on peut lire dans le livre de l’abbé Benjamin Demers (1891), intitulé : Notes sur la paroisse St-François – de-Beauce : «  Entré de bonne heure dans le génie, Joseph-Gaspard de Léry égala, si même il ne dépassa pas son père ». «  Homme de science et de main, dit Bibaud, il fut à la fois ingénieur, savant et intrépide guerrier.

Vers 1750, il fut nommé ingénieur en chef de la Nouvelle-France. C’est ainsi qu’il s’occupa de la construction des Forts aux endroits stratégiques de ce nouveau monde dont Jacques Cartier avait pris possession et dont la convoitise hantait d’autres rois d’alors.

Traversant l’océan Atlantique en bateau à voiles comme tout le monde du temps, il vint prendre à cœur sa nouvelle charge. Il fit les planset participa à la construction de nombreux forts, entre autres : Fort Royal (en l’honneur du Roi), Fort Gaspareau (du nom de Gaspard), Fort Beauséjour, etc… Il fit même des plans pour les fortifications de la ville de Québec. Disons en passant que la rue Ste-Famille de cette dernière ville portait le nom De Léry.

Son nom apparaît même dans l’histoire des Forges du St-Maurice. Pour résoudre des problèmes d’eau, Chaussegros De Léry était toujours là.

C’est à l’âge de 51 ans qu’il fut nommé Seigneur de Rigaud-Vaudreuil (de St-François de la Nouvelle Beauce) avec tous les droits sur les cours d’eau, les mines et les terres.

Afin de rendre service aux censitaires, Le seigneur Chaussegros De Léry construit trois barrages sur la rivière du Moulin : l’un qui existe encore au Lac Fortin, ayant été fait à pied-d’oeuvre d’hommes, de chevaux et de bœufs, l’autre au lac Volet et un troisième à quelque mille pieds de la rivière Mésatigan ( Chaudière), toujours sur la rivière du Moulin, où il construit un moulin à l’eau pour faire tourner les meules de pierres à moudre le grain et des machines à carder la laine.

Pendant plus de 150 ans, il en est sorti des sacs de farine de blé, d’orge, d’avoine et de sarrasin pour nourrir les familles Doyon, Rodrigue, Bolduc, Poulin, Busque, Quirion, Veilleux, Thibodeau, Bernard, Roy et nombre d’autres ; et chemin faisant, on a chanté bien des fois : «  Meunier tu dors », «  Marianne s’en va t’au moulin »… Au temps de la chandelle, c’était quand même la belle époque !

Auteur inconnu

Lignée des seigneurs Chaussegros de Léry

1-Louis de Chaussegros

2-Gaspard de Chaussegros (1622-1690)

3-Louis-Anne Chaussegros de Léry

4-Gaspard Chaussegros de Léry :ancêtre de France

5-Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1682-1756) arrivé en Nouvelle-France en    1716,  ingénieur en chef de la Nouvelle-France

6-Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry (1721-1797) : Le 11 mars 1772, il achète la  Seigneurie Rigaud-Vaudreuil

7-Charles-Étienne Chaussegros de Léry (1774-1842) : 1er seigneur de Léry inhumé  sous l’église de Saint-François-de-Beauce  

8-Charles-Joseph Chaussegros de Léry (1800-1864), coseigneur avec Alexandre René Chaussegros de Léry (1818-1880) et sa succession, les coseigneurs de Léry.

Sources: André Garant

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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