La géologie de Beauceville




































 Or

En ce début de régime anglais, petit bourgeois, Joseph Launière servira les Britanniques ici et là dans la colonie : interprète, intermédiaire entre les Amérindiens et l’administration, il consolide les alliances. La guerre d’indépendance américaine gronde. Depuis trois ou quatre générations, les Gamelin Launière ont vécu avec les Amérindiens comme négociants ou interprètes. 

 En 1920, Bertram Reid MacKay (1885-  ), chef du Département des mines du Canada publiera même une thèse à l’Université de Chicago. Préalablement, il étudie la géologie et la physiographie de la région de Beauceville et précise des références aux sites de dépôts aurifères. En 1972, MacKay est décoré de l’Ordre du Canada. En 1923, Mac Kay écrit :

« La région de Beauceville est située sur le flanc sud-est du plan anticlinal du Mont Sutton et elle renferme dans ses limites des formations qui représentent la plupart des roches sédimentaires et ignées de la province apalachienne. Plus de 95% de la région recouvre des roches sédimentaires et volcaniques dont on croit que l’âge va du cambrien au dévonien. (…)Les Rapides du Diable est l’une des gorges les plus considérables du cours de la Chaudière…».


 Quartz

 Le site géomorphologique des Rapides en est un de verrou glaciaire, car on voit diminuer la largeur et l'élévation du plancher rocheux de la  vallée glaciaire. Certains avancent que les eaux coulaient naguère vers les États-Unis, mais ce verrou et d’autres bouleversements inclinèrent le territoire beauceron vers le Saint-Laurent. Paraît-il que Saint-Georges a déjà été à environ 575 pieds plus bas que maintenant.

Joseph Obalski (1852-1915) est un ingénieur minier né en France. À Québec, en 1882, ilépouse Joséphine Gosselin à Charles (1859-1934), et ils eurent deux filles. Chef du Service des mines, Obalski est amené à faire plusieurs explorations sur le terrain et à examiner des échantillons et les résultats de leur analyse en laboratoire afin de vérifier la possibilité d’exploiter commercialement des gîtes et à en faire rapport, soit au ministre, soit à des intérêts privés.

Obalski dresse aussi des rapports plus généraux et systématiques, dont plusieurs se retrouvent dans le rapport annuel du commissaire des Terres de la couronne ou dans des publications.  Obalski prend sa retraite en 1909, après avoir apporté une contribution déterminante au développement des mines et du génie minier au Québec.

Les travaux d'Obalski lui avaient valu la vice-présidence du  Canadian Mining Institute  et plusieurs distinctions honorifiques, notamment une médaille d'or à l'exposition de Saint-Louis, où il avait représenté le Gouvernement canadien, comme du reste aux expositions de Paris et de Liège.

D’ascendance écossaise, né à Montréal, Sir William Edmond Logan (1798-1875) domine  la liste des scientifiques les plus importants. Logan y est  un pionnier de la géologie dont les travaux ont rendu possible l'exploitation des vastes richesses minérales. En Beauce, Thomas Sterry Hunt (1825-1892)  et Logan logèrent à l’American House de Michaël Cahill à la Pointe de Jersey Mills, soit au site actuel de St-Hubert BBQ de Saint-Georges. Hunt participe à la fondation de la Société royale du Canada et en devient le président en 1884.

Logan a reçu des prix prestigieux de sociétés scientifiques britanniques et, après l'exposition de 1855 à Paris, il a été fait chevalier par la reine Victoria. Il s'est retiré de la Commission géologique en 1869, à l'âge de 71 ans, après avoir publié Géologie du Canada et sa grande carte géologique du Canada.

Enfin, en 1866, une compagnie de New York, la De Lery Gold Mining Co bâtit un bocard ou broyeur à quartz aux  Rapides du Diable; les actionnaires québécois sont : John J. Greaves Clapham, John Glass, Hans Hagen, George Veasy, William Parker.

Saint-François-de-Beauce attire les investisseurs étrangers sur son territoire minier et les cours d’eau en périphérie. À titre d’exemple, dans la région Chaudière, les rives de la rivière Famine gardent des fossiles de 375 millions d’années. Quant aux Chutes de Charny, des roches vieilles de 570 millions d’années sont toujours au rendez-vous…prouvant hors de tout doute que chacun de nous n’est surtout pas le nombril du monde !.

À quand des fouilles archéologiques en Beauce ?

 

André Garant

Sources :Site internet

               Dossier personnel